Assurance-vie : la difficile évaluation de la solidité des fonds en euros

Alors que les prix ont augmenté de 1,8 % en 2018, les rendements sont attendus en moyenne autour de 1,6 %. Une fois déduits les prélèvements sociaux (17,2 %), et sans même prendre en compte les frais et éventuels impôts sur les gains, cela signifie que de nombreux contrats auront perdu du pouvoir d’achat. Une situation qui ne s’était pas produite depuis le début des années 1980.
concernant les réserves, les assureurs disposent de huit ans pour les verser à leurs assurés, mais ils peuvent par un simple jeu d’écriture comptable les verser à leurs clients, tout en les reconstituant en prélevant sur les gains de l’année. Pire : elles peuvent être utilisées pour favoriser d’autres contrats que ceux grâce auxquels elles ont été constituées, par exemple pour doper le taux de rendement d’un nouveau produit.
Pour Guillaume Leroy, « la solidité de l’assurance-vie dépend principalement du niveau des taux garantis accordés par les assureurs au fil du temps à leurs clients ». Plus ils sont élevés, plus les risques sont élevés. Seul souci : dans la grande « boîte noire » des fonds en euros, ces informations ne sont pas publiques et les assurés n’ont guère de savoir comment l’assureur utilise leur argent.

https://www.lemonde.fr/argent/article/2019/01/26/assurance-vie-la-difficile-evaluation-de-la-solidite-des-fonds-en-euros_5415044_1657007.html

 

Laisser un commentaire