Inventer le gouvernement du futur, le pari fou de Dubaï

L’enjeu est d’abord économique : « La Blockchain Strategy va permettre d’économiser 11 milliards de dirhams (2,6 milliards d’euros), de se passer de documents administratifs récurrents, d’aller vers le 100 % dématérialisé avec la fin du papier et de supprimer 77 millions d’heures de travail par an » dans le secteur public, promet-on. Pour être sûr des retours sur investissement, un expert de la data a même été placé dans chacune des entités afin de faire remonter l’expérimentation jusqu’au plus haut sommet de l’État. Un ministre de l’Intelligence artificielle, Omar Al Olama, a aussi été nommé en 2017.
En arrière-boutique, le gouvernement vise en réalité le marché mondial de la donnée sur lequel il veut mettre un pied. « Dès 2021, l’impact économique des données atteindra 2,8 milliards de dollars par an (…) En ouvrant 100 % de ses données en open data, Dubaï doit générer 6,6 milliards de dollars de valeur additionnelle », affirme le rapport « Dubaï Data Economic Impact » réalisé par KPMG.
À terme, l’objectif est de proposer une e-gouvernance mondiale et une plateforme made in Dubaï, « à partager avec les villes du monde », pour les transports, la mobilité des voyageurs, mais aussi la sécurité…

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