La suppression de la taxe d’habitation devrait coûter cher aux propriétaires

La suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales va au final coûter près de 24 milliards d’euros par an à l’État, un manque à gagner qu’il faudra bien aller récupérer dans la poche des contribuables. Parmi les pistes envisagées, il y a la majoration des droits de mutation en cas de vente de logements, et, bien sûr, la hausse de la taxe foncière due par les propriétaires.
Il est en effet question de réviser les valeurs locatives servant de base au calcul de la taxe, lesquelles sont inchangées ou presque depuis 1970. Le propriétaire d’un bien rénové situé dans un quartier en vogue pourrait alors voir sa facture flamber. Un test mené par Bercy dévoile que 60% des biens subiront une hausse de fiscalité, d’environ 125% pour les appartements et jusqu’à 185% pour les maisons.
De plus, les surtaxes d’habitation des résidences secondaires s’envolent! Paris a obtenu, en 2016, que la surtaxe, fixée à 20% au départ, soit portée à 60%. Depuis, elle est passée à 40% à Saint-Jean-de-Luz, à 60% à Nice et à Saint-Nazaire. Elle grimpera à 50% à Bordeaux en 2019. Et la liste devrait s’allonger.

https://www.capital.fr/immobilier/la-suppression-de-la-taxe-dhabitation-devrait-couter-cher-aux-proprietaires-1346698

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