L’Union européenne a sorti les airbags en cas de « no deal »

Les transports sont en première ligne. Dans l’aérien, une connectivité de base sera maintenue quelques mois entre Londres et le continent. Idem pour le transport routier, où le rétablissement des contrôles douaniers et phytosanitaires laisse craindre de gros engorgements aux ports de Calais ou de Dunkerque (ils bénéficieront toutefois de fonds européens de modernisation). Des licences seraient prolongées dans le ferroviaire, essentiel pour les Eurostar.
Nul ne nie à Bruxelles qu’un hard Brexit, même préparé, aurait d’importantes répercussions. Des aides spécifiques sont promises à certains, déjà fragiles et très exposés, comme les agriculteurs ou les pêcheurs, mais les fonds européens ne pourront pas soutenir tout le monde. L’industrie automobile, marquée par une forte interdépendance entre le Royaume-Uni et le continent, ne cesse de tirer la sonnette d’alarme.
Downing Street agite surtout la menace de ne pas régler la facture de plus de trente milliards d’euros (le montant exact reste à préciser) réclamée par les Européens pour le « reste à payer » des engagements budgétaires déjà pris par le Royaume-Uni. Paris et d’autres ont prévenu qu’un tel non-respect d’un engagement international « équivaudrait à un défaut sur sa dette souveraine, avec les conséquences que l’on sait ».

https://www.lesechos.fr/monde/europe/lunion-europeenne-a-sorti-les-airbags-en-cas-de-no-deal-1122544

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