Le guide de survie du liquidateur

Le règlement d’une succession est un long chemin de croix, qui se termine habituellement entre 12 et 18 mois après le décès. Pour les successions complexes, avec une foule de biens non liquides — des immeubles, des entreprises —, il faut compter 36 mois, voire plus.
L’erreur la plus courante des liquidateurs est de croire qu’ils sont obligés d’accepter cette mission, par loyauté envers le défunt. Le liquidateur peut toujours refuser — à ses cohéritiers d’en nommer un nouveau, pas nécessairement parmi eux. Une seule exception, le liquidateur qui est héritier unique: celui-là ne peut se désister, sauf en cas de force majeure. Le liquidateur devrait toujours consulter un professionnel avant de commencer — les frais seront remboursés par la succession —, ne serait-ce que pour se faire expliquer en détail les 22 étapes de la liquidation.
Entre autres tâches, le liquidateur doit recueillir tous les papiers du défunt pour recenser tous les actifs et toutes les dettes, et tous les héritiers possibles. Alors qu’il est souvent juge et partie, à titre de cohéritier, le liquidateur devra sans doute arbitrer au moins une querelle d’héritiers, qui porte souvent sur la valeur des biens.
« Le fait d’avoir les « pleins pouvoirs » n’autorise nullement à distribuer les chèques sans rendre de comptes. »

https://lactualite.com/finances-personnelles/le-guide-de-survie-du-liquidateur/

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