La crise du Boeing 737 MAX, un «choc» pour l’économie américaine

Mauvais pour Boeing, mauvais pour l’économie américaine: l’arrêt de la production du 737 MAX est un signal que l’avionneur reste englué dans la crise qui ne va pas épargner la croissance des États-Unis.
« Cette décision montre que le processus (de retour en service du 737 MAX) prend plus de temps que Boeing ne l’anticipait et que cela a un impact sur les liquidités du groupe », explique à l’AFP Ernie Arvai, expert aéronautique chez Airinsight.
De plus, Boeing commence à manquer sérieusement de capacité de stockage alors que quelque 400 exemplaires se serrent sur ses parkings. Enfin, « d’autres problèmes relatifs à l’intégration informatique des commandes de vol, l’affichage dans le poste de pilotage et la formation des pilotes ont rendu le processus (de remise en service) plus difficile », détaille Ernie Arvai.
« Pour le premier trimestre, cela permet à Boeing de se préparer au retour en service du MAX », explique-t-il. D’autant que les avions stockés vont devoir subir une sérieuse révision avant de voler du fait de la longue immobilisation. En revanche, à partir d’avril, si on n’a pas de visibilité sur les dates de retour en service, la crise risque de s’accélérer et de mettre en difficulté la chaîne des sous-traitants », souligne-t-il. Et, « cela pourrait conduire à des licenciements chez Boeing ».
« Nous avons examiné l’impact sur […] l’investissement, le commerce et les stocks. Et ce que nous avons constaté, c’est que si vous accumulez les trois effets au premier trimestre de l’année prochaine, vous obtenez un impact sur le PIB d’environ 0,5 % en chiffres annualisés », a-t-il indiqué à l’AFP.

https://www.ledevoir.com/economie/569285/la-crise-du-boeing-737-max-un-choc-pour-l-economie-americaine

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