Réforme des retraites: les points clefs occultés par l’exécutif dans l’étude d’impact

Le péché originel, c’est la décision de l’exécutif, cet automne, de repousser l’entrée en vigueur de la réforme à la génération 1975, douze ans plus tard que la génération 1963 qui avait constitué la base de tous les travaux depuis un an et demi. De fait, l’étude d’impact est centrée sur les effets de la réforme après 2037, lorsque les premiers assurés touchant une partie de leur pension dans le nouveau système partiront à la retraite. Mais les prévisions de niveau de vie à vingt, trente, quarante ans, sont sinon impossibles, du moins risquées.
Dans ce grand flou, certains soupçonnent le gouvernement d’avoir voulu dissimuler la dégradation des droits à pension voire les injustices qui résulteraient de la réforme. « Le plus choquant, c’est d’avoir fixé l’âge d’équilibre à 65 ans sur tous les cas types, ce qui donne des comparaisons de niveaux de pension très favorables au système universel, surtout quand on fait le calcul pour la génération née en 2003 », critique Michaël Zemmour, économiste et enseignant à Paris I. En effet, cet âge-pivot autour duquel s’articulent un malus et un bonus de pension est censé s’ajuster avec le temps en fonction de l’allongement de l’espérance de vie. Dans d’autres sections de l’étude, on le voit d’ailleurs progresser au-delà de 65 ans.
Les cas types présentés dans l’étude d’impact ne le satisfont pas plus: « C’est un mauvais outil, on a des exemples et des moyennes, mais pas la diversité des parcours et des professions ».

https://www.lesechos.fr/economie-france/social/reforme-des-retraites-les-points-clefs-occultes-par-lexecutif-dans-letude-dimpact-1168539

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