L’immobilier fausse-t-il les chiffres de l’inflation et du pouvoir d’achat?

Ce chiffre fait hurler: 6%. C’est le poids du logement dans la mesure de l’inflation calculée par l’Insee. Autrement dit, le coût du loyer vaut pour 6% du budget total des ménages. L’IPC mesure, par définition, les prix et les services consommés. Or, l’achat d’un bien immobilier ne donne pas lieu au processus de destruction qu’entraîne la consommation et participe à la constitution d’un patrimoine. L’indice des prix « logement » concerne donc seulement les 40% de la population locataire dont près de la moitié est logée dans le parc social. La part des loyers dans leur consommation, une fois déduite les allocations, est de l’ordre de 20% en moyenne.
Sont donc négligés les accédants à la propriété, ceux qui tous les mois ont une partie de leur budget dédiée au remboursement de leurs emprunts et qui ampute leur reste à vivre. On parle là, quand même, de 20% de la population française, dont le coût des remboursements bancaires compte actuellement pour 0% dans l’IPC, alors que leur taux d’effort moyen est d’environ 25%.
Mais comment intégrer la hausse des prix dans l’indice? Simplement les prix des logements? Dans ce cas, c’est une envolée de 122,3% depuis le début des années 2000, soit de 4,3% en moyenne par an.
Il faut mettre plus d’immobilier dans l’IPC, c’est un sujet dont la BCE va s’emparer. Mais attention danger.

https://www.xerficanal.com/economie/emission/Alexandre-Mirlicourtois-L-immobilier-fausse-t-il-les-chiffres-de-l-inflation-et-du-pouvoir-d-achat-_3748428.html

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