Face au krach boursier, fermer complètement les marchés financiers?

Si l’indice qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street abandonnait 13%, un deuxième arrêt de la même durée aurait lieu. S’il perdait 20%, la séance serait suspendue. Mais certains voudraient que les autorités aillent plus loin et décident de complètement «débrancher les marchés».
Mais une fermeture de quelques jours, comme lors de la Grande crise de 1933 ou après les attentats du 11-Septembre, ne résoudrait pas le problème, concède M. Dembik.
La propagation de la pandémie, et toutes les incertitudes qu’elle génère «ne va pas s’arrêter avant quelques semaines, et il est inimaginable d’être sur un scénario comme en 1914, où la Bourse de New York avait fermé pendant quatre mois et demi.»
La patronne du New York Stock Exchange, la mythique place boursière de Wall Street, a aussi insisté lundi sur l’importance de continuer à vendre et acheter des actions. «Même si nous avons tout à fait conscience des inquiétudes des investisseurs sur la chute des cours, et que nous y sommes sensibles, le marché ne fait que refléter les incertitudes auxquelles tout le monde fait face en ces jours difficiles», a écrit Stacey Cunningham sur Twitter.
«Le but de ces marchés est d’apporter aux titres – actions et obligations – de la liquidité et la possibilité d’être échangés», rappelle Richard Scylla, spécialiste de l’histoire des marchés financiers à l’Université de New York (NYU). «Si les marchés ferment, c’est fini. À plus long terme, cela découragerait les gens d’investir», souligne-t-il.
Par ailleurs, une fermeture des marchés «n’empêche pas les pertes» encaissées par les petits épargnants, «elle ne fait que les cacher en attendant que les marchés rouvrent.»

https://www.journaldemontreal.com/2020/03/17/face-au-krach-boursier-fermer-completement-les-marches-financiers

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