Les effets pervers de la prestation de 2000 $

Au début de la semaine, tous s’estimaient chanceux d’avoir encore un boulot dans une industrie essentielle. Mais depuis qu’Ottawa a dévoilé, mercredi, sa Prestation canadienne d’urgence (PCU) de 2000 $ par mois, plusieurs veulent rentrer chez eux.
Le calcul est facile à faire pour un employé de la fromagerie qui travaille par exemple 25 heures par semaine, à environ 15 $ l’heure, ce qui lui fait une paie hebdomadaire de 375 $.
Sa rémunération est inférieure à ce qu’il recevrait à la maison avec la PCU qui donne une somme fixe de 460 $ par semaine.
Alors que Québec lance un appel au grand public pour dénicher des bénévoles, il serait vraiment contre-productif que la PCU incite des travailleurs indispensables à démissionner.
« C’est important de dire que l’aide du gouvernement fédéral est temporaire. Les gens ne vont pas recevoir 2000 $ par mois à vie », a nuancé le premier ministre François Legault, lors de son point de presse de jeudi.
Mais il a ajouté du même coup que le gouvernement mène actuellement des discussions avec les syndicats pour rehausser le salaire des préposés. Selon la loi, un travailleur n’aura pas droit à la PCU s’il quitte volontairement son emploi.
Mais en même temps, Justin Trudeau a dit que la PCU serait offerte à tous ceux qui ont perdu leur gagne-pain à cause de la pandémie, y compris ceux qui sont malades ou en quarantaine, ceux qui doivent s’occuper de quelqu’un atteint de la COVID-19 ou encore ceux qui doivent s’occuper de leurs enfants à cause de la fermeture des écoles.

https://www.lapresse.ca/affaires/202003/27/01-5266673-les-effets-pervers-de-la-prestation-de-2000-.php

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