L’INSEE confirme, sans surprise, une perte d’activité de plus d’un tiers

Comme annoncé, cette estimation « en temps réel » est, deux semaines plus tard, actualisée et précisée dans ce nouveau Point de conjoncture. Au 9 avril 2020, compte tenu des informations que l’Insee a pu recueillir, l’ordre de grandeur de cette perte d’activité est confirmé. Elle est évaluée à plus d’un tiers du PIB (–36 %). Dans les branches principalement marchandes (qui représentent 78 % du PIB), la perte d’activité est estimée à –42 %, avec de forts contrastes: certains services sont quasiment à l’arrêt (hébergement et restauration) tout comme certaines branches industrielles; à l’inverse les industries agro alimentaires, pour ne citer qu’elles, fonctionnent à un niveau relativement proche de la normale. La consommation des ménages subit quant à elle également une perte de l’ordre d’un tiers (–35 %).
Selon RTE France, le confinement a ainsi entraîné une diminution de la consommation d’électricité de l’ordre de 15 à 20 % toutes choses égales par ailleurs (à conditions météorologiques équivalentes), avec des baisses marquées dans la grande industrie manufacturière (–27 % sur la deuxième semaine de confinement par rapport à la période d’avant-crise) et dans le transport ferroviaire (–57 %), tandis que la consommation résidentielle a tendance à augmenter.
S’agissant du marché du travail, nos collègues de la DARES publient à un rythme hebdomadaire un tableau de bord retraçant notamment l’évolution du chômage partiel. Au 7 avril 2020, 6,3 millions de salariés seraient concernés par ce dispositif, soit près d’un tiers des salariés du secteur privé.

https://www.insee.fr/fr/statistiques/4478214?sommaire=4473296

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