Mise en location saisonnière de sa résidence principale: attention aux incidences fiscales

Sauf cas très particuliers d’exonération, les revenus tirés de cette mise en location doivent être soumis à l’impôt sur le revenu (IR) d’autant que, si le propriétaire recourt aux services d’une plateforme en ligne, cette dernière adressera à l’administration fiscale un document annuel faisant apparaître un certain nombre d’informations relatives à ses utilisateurs, tel que le montant total brut des transactions qu’ils ont réalisées par son intermédiaire au cours de l’année civile précédente.
Ces revenus sont imposables dans la catégorie des BIC professionnels si les recettes annuelles tirées de cette activité par l’ensemble des membres du foyer fiscal sont supérieures à 23.000 euros et si ces recettes excèdent les revenus professionnels du foyer fiscal soumis à l’IR. Sinon ils sont considérés comme des BIC non professionnels. La différence? Le loueur peut imputer ses déficits sur les seuls revenus provenant d’une telle activité au cours des 10 années suivantes tandis que le loueur professionnel peut – sous quelques réserves – imputer sans limitation ses déficits sur son revenu global.
Les loueurs peuvent toutefois opter pour un régime d’imposition de leur résultat au réel. Ce régime nécessite d’établir un bilan et un compte de résultat mais peut s’avérer avantageux pour les contribuables qui peuvent déduire des charges (d’amortissement notamment) pour un montant supérieur à 50 % de leurs recettes.

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