L’assurance-vie est de moins en moins adaptée aux attentes de la classe moyenne

En 2019, 48 % du stock d’assurance-vie (marché de l’épargne individuelle, hors produits de retraite) correspondait à de l’épargne « standard », c’est-à-dire des placements réalisés par la classe moyenne voire des épargnants encore plus modestes. C’est sensiblement moins qu’en 2012, quand cette épargne « standard » représentait encore plus de 55 % de l’encours. « C’est une chute qui est assez considérable car il y a quand même un effet d’inertie qui est énorme », insiste Cyrille Chartier-Kastler, le fondateur du cabinet, qui range dans la catégorie « classe moyenne », des foyers dont le revenu fiscal est inférieur à 50.000 euros.
Ainsi, la majorité du stock d’assurance-vie est désormais le fait de foyers aisés, cibles des professionnels de la gestion de patrimoine (40 % de l’encours) et de Français très riches, convoités par les banques privées (12 %).
« A trop resserrer le robinet des fonds en euros, les assureurs ne sont plus en capacité de répondre à l’attente d’une large partie des Français », estime Facts & Figures. Certes, les UC ont été très prisées ces derniers mois (elles ont représenté 35 % de la collecte brute en mai). Mais pour Facts & Figures, il s’agit d’un succès en trompe-l’œil, car dans le même temps, la collecte d’assurance-vie a plongé sur fond de confinement.
« Si le secteur ne réinvente pas rapidement de nouvelles offres d’assurance-vie, le mouvement de désamour de l’assurance-vie par l’épargnant Français moyen se poursuivra », assure Facts & Figures.

https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/lassurance-vie-est-de-moins-en-moins-adaptee-aux-attentes-de-la-classe-moyenne-1224695

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