Maintien des sièges sociaux au Québec: la fiscalité élevée des hauts dirigeants pose toujours un défi

Des défis doivent être surmontés pour limiter la diminution du nombre de sièges sociaux présents au Québec, parmi lesquels la fiscalité élevée à laquelle sont assujettis les hauts dirigeants, souligne un document du ministère des Finances du Québec.

« Pour 2019, le taux marginal maximal d’imposition (fédéral et provincial) au Québec est de 53,31 %, soit le 3e plus élevé des provinces canadiennes après la Nouvelle-Écosse (54,0 %) et l’Ontario (53,53 %) », souligne l’auteur de la présentation.

Parmi les autres défis qui se posent quand vient le temps de sauvegarder les sièges sociaux, on retrouve la relève entrepreneuriale et les transferts volontaires d’entreprises. Comme tout le monde, les propriétaires d’entreprise vieillissent. Les 55 ans et plus représentent 35 % des propriétaires d’entreprise, comparativement à 19,9 % en 2000. Une situation « qui pourrait impliquer une augmentation des transferts d’entreprises au cours des prochaines années », signalent les Finances.

Jusqu’à présent, le Québec a réussi à renouveler son bassin d’entreprises ayant des revenus annuels de 50 millions ou plus. Pour chaque grande entreprise qui existait en 2000 et qui n’existe plus en 2018, 2,6 entreprises l’ont remplacée. À noter toutefois que la comparaison entre 2000 et 2018 se fait en dollars courants. En dollars constants, qui tiennent compte de l’inflation, 50 millions en 2000 valent 70 millions en 2020. Si on avait utilisé des dollars constants, le nombre de grandes entreprises québécoises serait passablement moins élevé.

https://www.lapresse.ca/affaires/2020-08-26/maintien-des-sieges-sociaux-la-fiscalite-elevee-des-hauts-dirigeants-pose-toujours-un-defi.php

 

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