La COVID-19 fera reculer l’espérance de vie sur la planète

Les scénarios pessimistes évaluent même à près de 10 ans le recul possible là où le virus a frappé plus durement. C’est du moins ce que mesurent les simulations développées par l’International Institute for Applied Systems Analysis (IISA) de Vienne en Autriche, auxquels a participé le chercheur québécois Guillaume Marois, professeur au Asian Demographic Research Institute de l’Université de Shanghai.

« Si la prévalence du virus n’atteint pas 1 ou 2 % dans une population, l’impact sur l’espérance de vie sera minime. Mais le recul pourrait être de 3 à 9 années de l’espérance de vie dans les régions les plus affectées, comme dans le nord de l’Italie, où la prévalence du virus dans certains villages a atteint 50 % ».

Si le taux de prévalence du virus atteint 10 %, l’espérance de vie pourrait reculer d’un an dans les régions où l’espérance de vie est élevée comme l’Europe ou l’Amérique du Nord. Avec une espérance de vie beaucoup plus courte, il faudrait que 15 à 25 % de population soit infectée en Asie et en Afrique pour que l’espérance de vie régresse d’autant.

Aux États-Unis, des données préliminaires sur l’épidémie qui a frappé la ville de New York établissent à 5 ans la chute de l’espérance de vie des New-Yorkais, passée de 82 à 77 ans. Cinq années semblent peu, mais elles effacent d’un trait les gains réalisés depuis les années 2000 dans la croissance de l’espérance de vie à la naissance dans cette métropole.

https://www.ledevoir.com/societe/science/586150/la-covid-19-fera-reculer-l-esperance-de-vie-sur-la-planete

 

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