L’épargne, voilà l’ennemi de la relance

A chacune de ses sorties, Bruno Le Maire le rappelle: les 100 milliards d’euros dormants sur les comptes des Français sont une entrave à la reprise. Tout part d’une équation simple: l’épargne est un résidu, c’est la partie du revenu disponible brut (c’est-à-dire après impôt) qui n’est pas consommée. Cet argent non-dépensé serait inutile, stérile, un trésor de guerre qu’il serait bon de réinjecter, de gré ou de force, dans les circuits de l’économie française pour sauver les entreprises. Cela étant dit, l’épargne n’en reste pas moins dans le contexte actuel une fausse amie de l’investissement. Car si l’investissement public a besoin d’être activé, c’est précisément parce que l’investissement privé est en berne.

Bref, vraie ennemie de la consommation, mais fausse amie de l’investissement, l’épargne n’est pas de ces variables qui se gouvernent par injonction. Il faut avoir en tête qu’elle ne relève pas d’un choix discrétionnaire des ménages. Si elle demeure élevée, c’est aussi parce que les règles sanitaires continuent à brider une part significative des dépenses de service.

https://www.xerficanal.com/economie/emission/Alexandre-Mirlicourtois-L-epargne-voila-l-ennemi-de-la-relance_3748905.html

 

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