La récession n’aura duré que trois mois au Québec

La mise sur pause de l’économie en réaction à la pandémie a provoqué un choc durement ressenti. Le PIB du Québec s’est contracté de 12,2 % au deuxième trimestre contre 11,5 % au Canada, après un repli de 2,7 % au premier. Au cumul, après six mois, la contraction atteint les 7,5 % par rapport au premier semestre de 2019, soit un peu plus que celui de 7 % calculé à l’échelle canadienne.

Si la récession selon la définition classique est confirmée, elle n’aura toutefois été que l’affaire de trois mois, de février à avril, en supposant que la reprise observée depuis se poursuivra au troisième trimestre. Les données de l’Institut de la statistique du Québec indiquent que l’activité économique a bondi de 11,5 % en mai et de 7,7 % en juin. Au total, 19 des 20 grands secteurs économiques affichent une hausse en juin. « Après le rebond des mois de mai et juin, le niveau du PIB du Québec se situe à plus de 92 % de celui de février, avant que la province ne soit touchée par la crise de la COVID-19 », souligne l’ISQ.
Les exportations se sont contractées de 13,7 %, mais la baisse plus forte des importations (-17,8 %) a permis une amélioration le solde du commerce extérieur.

Sur une note plus positive, « l’aide gouvernementale fédérale très significative s’est traduite par une amélioration sans précédent des indicateurs économiques liés aux finances des ménages », rappelle Hélène Bégin. L’économiste principale au Mouvement Desjardins ajoute que « le revenu disponible en termes réels des particuliers s’est fortement accru durant le deuxième trimestre au moment où les dépenses de consommation ont été limitées surtout à l’essentiel. Le taux d’épargne a ainsi grimpé à 34,5 % au deuxième trimestre, alors qu’il avoisinait 10 % à la fin de 2019. »

https://www.ledevoir.com/economie/586558/une-recession-de-seulement-trois-mois-au-quebec

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