La crise fait flamber l’immobilier dans les grandes capitales mondiales

C’est le message surprenant qui ressort de l’analyse d’UBS sur les dernières grandes tendances immobilières à travers le monde. Il y a bien entendu des exceptions, 4 pour être exact sur les 25 villes passées au crible dans l’étude de la banque suisse: Madrid, San-Francisco, Dubaï et Hong-Kong. 4 villes sur 25 en baisse, c’est le total le plus faible depuis 2006. 7 marchés sont en revanche en surchauffe: c’est le cas de Munich, Toronto, Paris ou Zurich.

D’après Xerfi, avec des taux d’intérêt réels proches de zéro, voire négatifs, les investisseurs sont en effet incités à jouer l’effet de levier et à se porter sur tout actif qui peut encore procurer un rendement positif. Et cette situation va durer tant les craintes des effets déstabilisants des moins-values paralysent toute tentative de normalisation des taux d’intérêt à moyen terme.

Quant aux conséquences du confinement sur l’explosion du télétravail avec pour corollaire une fuite éventuelle des résidents des grandes villes, il ne faut pas en exagérer l’ampleur. Entre les coûts (financier et sanitaire) de la mobilité, les contraintes d’une carrière professionnelle, de scolarisation, la perte du réseau, un exode urbain massif et un rebond des zones péri-urbaines est peu probable. Et c’est peut-être contre-intuitif, mais la crise de la Covid-19 devrait accroître l’écart entre les grandes villes de plus en plus chères et la périphérie.

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