Aux enchères, l’art précolombien exerce un mystérieux pouvoir d’attraction…

Plus de trois millénaires d’histoire, une mosaïque de cultures et de styles très variés… Malgré une vaste amplitude temporelle et géographique, ainsi que quelques expositions mémorables organisées par le Musée du quai Branly-Jacques-Chirac (« Teotihuacan » en 2009, « Mayas. Révélation d’un temps sans fin » en 2014), l’art pré-hispanique reste méconnu du grand public.

« On peut acheter des choses de grande qualité entre 1 500 euros et 50 000 euros », observe l’expert Jacques Blazy. Ainsi des céramiques nazca (100-700 apr. J.-C.) du Pérou, à la polychromie d’une étonnante fraîcheur, dont on trouve fréquemment des spécimens entre 300 et 1 000 euros.

Le marché de l’art précolombien est toutefois gangrené par les faux. Aussi la galerie Furstenberg a-t-elle choisi d’assortir chaque objet, qu’il soit abordable ou plus cher, d’une analyse scientifique. Autre point à vérifier, le degré de restauration. Un objet recollé ne connaît pas de décote. Il faut en revanche éviter les pièces abusivement reconstituées. « Les objets ont deux mille ans, il faut les accepter dans l’état dans lequel ils ont été trouvés, insiste Jean-Christophe Argillet. Mieux vaut une pièce fragmentaire dont l’essentiel a été conservé que des objets trop parfaits qui seraient dénaturés par des rajouts contemporains. »

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art précolombien

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