Le triste constat des déchets nucléaires en Europe

Dans ce rapport sur les déchets nucléaires, on peut lire qu’aucun pays au monde ne dispose de site de stockage géologique profond en exploitation destiné au combustible usé. La Finlande est actuellement le seul pays à construire un site de stockage définitif.

Il y a plus de 60 000 tonnes de combustible usé entreposées à travers l’Europe (hors Russie et Slovaquie), dont la plupart en France. Les combustibles usés sont considérés comme des déchets de haute activité et constituent l’essentiel de la radioactivité. En 2016, 81 % des combustibles usés européens se trouvaient en entreposage sous eau, pratique qui présente ses propres risques pour la sûreté.

Sur toute sa durée de vie, le parc européen de réacteurs pourrait produire 6,6 millions de m3 de déchets nucléaires. Quatre pays comptent pour plus de 75 % de ces déchets: la France (30 %), le Royaume-Uni (20 %), l’Ukraine (18 %), et l’Allemagne (8 %).

Les gouvernements n’appliquent pas le principe pollueur-payeur de façon conséquente. Alors que les exploitants sont responsables des coûts liés à la gestion, à l’entreposage et au stockage des déchets nucléaires, ces coûts peuvent finir par être supportés par les contribuables. Les gouvernements ne parviennent pas à établir d’estimations correctes des coûts de démantèlement, d’entreposage et de stockage des déchets nucléaires, en raison d’incertitudes sous-jacentes. Nombre d’entre eux basent leurs estimations de coûts sur des taux d’actualisation exagérément optimistes et des données obsolètes (années70), ce qui entraîne d’importants déficits de financement des dépenses liées à la gestion des déchets.

Globalement, aucun pays n’a à la fois établi une estimation précise des coûts et comblé l’écart entres les fonds garantis et les coûts estimés.

https://fr.boell.org/sites/default/files/2020-11/Rapport%20mondial%20sur%20les%20d%C3%A9chets%20nucl%C3%A9aires%20-synthe%CC%80se.pdf

déchets nucléaires

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