« Pour une banque centrale, ne pas incorporer les risques climatiques dans sa gestion des risques financiers serait très inquiétant »

L’économiste Pierre Monnin met en garde, dans une tribune au « Monde », contre le retard pris par la BCE pour réviser les valeurs de son bilan à l’aune du risque climatique. Il est crucial pour les investisseurs d’incorporer cette perspective dans leur gestion des risques, sous peine de sous-estimer les pertes futures. Les banques centrales ne font pas exception. Vu la taille de leur bilan, et leur rapide expansion, il est impératif pour elles de s’assurer que leurs actifs soient correctement évalués. Intégrer le changement climatique dans les méthodes d’évaluation de la valeur des actifs qu’elles utilisent est une nécessité pour cela.

Sur ce point, la situation est alarmante. Le Central Banks and Supervisors Network for Greening the Financial System (NGFS), un groupe de plus de 70 banques centrales et superviseurs du monde entier, a averti à plusieurs reprises que les risques financiers liés au climat sont d’une portée et d’une ampleur considérables, et qu’ils sont, de plus, prévisibles et irréversibles (A Call for Action, avril 2019). Pourtant, le NGFS souligne également que ces risques ne sont pas suffisamment pris en compte par les acteurs des marchés financiers, notamment par les agences de notation.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/11/16/pour-une-banque-centrale-ne-pas-incorporer-les-risques-climatiques-dans-sa-gestion-des-risques-financiers-serait-tres-inquietant_6059867_3232.html

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