Le prix de la vie humaine différente selon les pays, c’est aussi une distorsion de concurrence

Tous les pays n’accordent pas la même valeur à la vie humaine, soit que leur exécutif soit dans le déni, soit que le défaut d’institutions sociales et de santé interdise ce choix, soit que la précarité économique des populations comporte plus de risque que l’absence de confinement, soit le déficit démocratique autorise des mesures de coercition moins coûteuses collectivement. Inde, Chine, Brésil, pays d’Afrique, Sud de l’Europe ou Peco… il y a autant de prix de la vie humaine et de consentement collectif à assumer ce prix que de pays. Et au sein même des pays développés, l’hétérogénéité des situations, entre les différents états américains, entre métropoles et provinces ou au sein même des pays du Nord de l’Europe, entre Suède et Norvège par exemple, montre que l’on est face à un puzzle de situations particulières, et face à des modes de résolution différenciés, dans le temps et selon les régions. Il y a là une source potentielle de distorsion de la concurrence internationale considérable.

Mais rien ne permet de se protéger contre le prix accordé collectivement à la vie humaine, incorporé dans la valeur des marchandises. La concurrence sociale n’est pas nouvelle entre les régions du monde bien sûr. Mais elle prend là une dimension nouvelle. Et elle confère aux États autoritaires une prime en matière de concurrence, qui doit nous préoccuper.

https://www.xerficanal.com/economie/emission/Olivier-Passet-Le-prix-de-la-vie-humaine-un-facteur-de-competitivite–306347547_3749115.html

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