Une insuffisance de marge brute est un indice de prix de transfert

Le Conseil d’Etat indique :
Il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que le vérificateur a mis en évidence que le montant des salaires et des charges externes supporté par la société française de 2005 à 2010, notamment à raison du recours à un personnel de vente particulièrement qualifié et de la location de locaux commerciaux prestigieux, était sensiblement supérieur à celui qui était exposé par dix-neuf entreprises comparables, exerçant la même activité de distribution de produits de luxe, mais de manière  » indépendante « , au sens des principes définis par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) en matière de prix de transfert, sans que ce surcroît de charges soit entièrement compensé par le surcroît de marge brute dont bénéficiait, par rapport à ces mêmes entreprises, la filiale française à raison notamment de la remise de 25 % consentie par la société italienne sur l’achat des produits de la marque Salvatore Ferragamo.

En outre, la société, immatriculée depuis 1992, a été continûment déficitaire depuis au moins 1996 jusqu’en 2009. Par suite, le vérificateur a regardé cette insuffisance de marge brute comme un avantage octroyé par la société française à la société italienne, constitutif d’un transfert indirect de bénéfices au sens de l’article 57 du code général des impôts.
CE du 23/11/20 N° 425577

https://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2020-11-23/425577

 

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