Les inégalités de revenu disponible sont en France plus faibles que dans une majorité de pays européens.

Dans cette étude, les auteurs ont choisi de considérer les revenus primaires comme la somme des revenus d’activité superbruts (salaire net plus cotisations sociales, salariales et patronales), des revenus du patrimoine, et de certains revenus de remplacement, notamment les retraites, publiques ou privées. Le système de retraite français est en effet principalement assurantiel. Les pensions peuvent donc être considérées comme des « revenus différés ».


Avec un indice de Gini de 0,374, les inégalités primaires en France sont inférieures à celles de 19 des 29 autres pays européens analysés pour lesquels l’indice s’échelonne de 0,281 (Slovaquie) à 0,478 (Irlande), l’indice médian européen se situant à 0,380. Ces résultats s’expliquent en premier lieu par de moindres inégalités de revenus d’activité entre personnes en emploi, elles-mêmes liées au taux d’activité plus élevé de la population française en âge de travailler, l’impact négatif du chômage sur les inégalités étant plus que compensé par le nombre relativement plus faible d’inactifs aux revenus nuls.


De plus, la France présente les inégalités de revenus du patrimoine les plus faibles d’Europe. Enfin, si l’on se place au niveau des individus, avant mise en ménage, la France renforce sa position égalitaire, avec un indice de Gini inférieur de 6 % à la médiane européenne. Cela s’explique notamment par des inégalités femmes/hommes comparativement faibles.


La redistribution réduit les inégalités, mesurées par l’indice de Gini, de 25 % en France, soit près de 10 % de plus qu’en médiane européenne. Ce résultat est obtenu pour moitié par l’effet des prestations sociales en espèces, et pour moitié par les prélèvements obligatoires directs.

https://www.strategie.gouv.fr/publications/inegalites-primaires-redistribution-france-se-situe-europe

 

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