L’INSEE anticipe un recul de 9% du PIB français en 2020

Au niveau global, les pertes d’activité apparaissent plus réduites qu’au printemps, même si elles restent considérables : en novembre, l’activité au sens du PIB se serait située à 12 % sous son niveau d’avant-crise – une estimation légèrement adoucie par rapport au dernier Point de conjoncture, à la suite notamment de la révision à la hausse des comptes nationaux du troisième trimestre – contre environ 30 % en avril.


Le choc sur la consommation des ménages aurait été d’un ordre de grandeur relativement proche (– 14 % estimé en novembre, par rapport au niveau d’avant-crise), mais sans doute un peu plus rude que sur le PIB. En effet, même si l’on assiste au développement de la vente à distance et d’autres services de livraison à domicile, les restrictions sanitaires visent à atténuer les brassages de population et portent donc surtout sur certains pans de la demande émanant des ménages (fermeture des restaurants et des bars, de certaines activités de loisirs et des commerces « non essentiels », limitation des transports).


Au total, en prenant en compte ces hypothèses pour la fin de l’année, le PIB du quatrième trimestre 2020 se contracterait de 4 ½ % en variation trimestrielle (après un rebond de + 18,7 % au troisième trimestre, en lien avec le premier déconfinement). Sur l’ensemble de l’année 2020, le PIB reculerait d’environ 9 % par rapport à 2019.

https://www.insee.fr/fr/statistiques/4989732?sommaire=4473296

 

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