PLF 2021 : neutralisation temporaire des conséquences fiscales des réévaluations libres des actifs

Actuellement, lorsque les entreprises procèdent à une réévaluation libre de l’actif (C. com. art. L. 132-18), la plus-value dégagée lors d’une opération de réévaluation des actifs (« l’écart de réévaluation ») constitue un produit immédiatement imposable. Le dispositif adopté vise à exclure l’écart de réévaluation du résultat imposable de l’exercice au cours duquel intervient cette réévaluation. Il s’applique à la première opération de réévaluation constatée au terme d’un exercice clos à compter du 31 décembre 2020 et jusqu’au 31 décembre 2022.

L’entreprise doit s’engager à réintégrer l’écart de réévaluation afférent aux immobilisations amortissables dans ses bénéfices imposables. Cette réintégration est effectuée par parts égales sur une période 15 ans et certains biens amortissables sur au moins 15 ans et 5 ans sinon.

En cas de cession d’une immobilisation amortissable avant la fin de la période de réintégration, la fraction de l’écart de réévaluation non encore réintégrée à la date de la cession est immédiatement imposable.
Pour les immobilisations non amortissables : sursis d’imposition jusqu’à la cession ultérieure des immobilisations

https://www.efl.fr/actualites/fiscal/benefices-professionnels/details.html?ref=f95d02e0c-bb4a-4538-b0ab-5761899c774d

 

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