2021, l’année de tous les dangers pour les défaillances d’entreprises

L’absence de faillites massives, à ce stade, est « un paradoxe qui tient surtout aux aides financières plus qu’à la fermeture des tribunaux de commerce, analyse Philippe Martin, économiste et président du Conseil national de productivité (CNP). Mais il y aura un effet rattrapage. Toute la question, alors, c’est qui va disparaître? » Car la vague approche. Dans un rapport dévoilé ce mercredi, le CNP, qui dépend de France stratégie – un organisme rattaché à Matignon – tente justement de savoir quelles entreprises vont baisser définitivement le rideau dans les mois à venir.

D’ores et déjà, les économistes du CNP estiment que certaines entreprises « zombies » seront les premières à mourir. « Certaines sociétés mortes vivantes – au sens où elles n’ont plus que très peu d’activité et survivent grâce aux aides financières – seront davantage frappées, détaille Philippe Martin.
Mais certains secteurs sont toutefois déjà plus en danger, davantage impactés par la crise sanitaire. « Selon les différents scénarios sur lesquels nous avons travaillé, nous estimons que dans le pire des cas, les secteurs les plus touchés comme l’hôtellerie et la restauration par exemple, pourraient afficher un taux de défaillance de 25,7 % en 2021 ou en 2022 ».

Les créanciers pour accompagner les entreprises. C’est bien par eux que le salut des entreprises endettées doit passer, si l’on en croit le rapport du CNP. Les pistes qui tiennent la corde? Renégocier les prêts entre les créanciers et les entreprises, via les tribunaux de commerce, estiment les économistes. Deuxième option : encourager les créanciers, via une forme de subvention, à accepter une réduction du prêt.

https://www.leparisien.fr/economie/2021-l-annee-de-tous-les-dangers-pour-les-defaillances-d-entreprises-06-01-2021-8417649.php

 

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