Québec : quel est le niveau de pression fiscale ?

Concernant la façon de percevoir ces recettes fiscales, on constate que les moyens sont semblables d’un pays à l’autre, mais avec une forte préférence pour les impôts sur le revenu au Québec et au Canada comparativement à la moyenne des pays de l’OCDE, où les taxes à la consommation et les cotisations sociales dominent.

Certains pays comme le Danemark tirent de l’impôt sur le revenu des particuliers une proportion encore plus grande que nous de leurs recettes totales (52 % contre 35 % pour le Québec), pendant que d’autres recueillent une grande partie de leurs recettes à partir des taxes à la consommation, le cas extrême étant celui du Chili, dont 53 % des recettes proviennent des taxes à la consommation comparativement à 30 % pour la Norvège et le Danemark et 24 % pour le Québec.

En proportion de son PIB cette fois, si le Québec était un pays membre de l’OCDE, il se situerait au 3e rang sur 38 des nations qui accordent le plus d’importance à l’impôt sur le revenu, au sixième rang pour les impôts sur les profits, mais au 28e rang seulement pour l’importance des taxes à la consommation, dont celles qui visent à protéger l’environnement.
Que peut-on déduire de ces données ?

D’abord, que le Québec hésite encore à suivre la tendance des pays de l’OCDE qui délaissent les impôts sur le revenu qui pénalisent le travail au profit des taxes à la consommation et de l’écofiscalité

Au titre de la correction des inégalités, alors que le groupe de 1 % supérieur de revenu a récolté 12,1 % des revenus bruts totaux du Québec en 2018, sa part du gâteau a chuté à 8,7 % une fois les impôts payés. En Ontario, la part du groupe de 1 % qui était de 14,1 % avant impôt est passée à 10,1 % après impôt.

https://www.ledevoir.com/opinion/editoriaux/593248/fiscalite-encore-les-impots

 

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