Le coût «dévastateur» de notre prospérité

« Si l’humanité a immensément prospéré ces dernières décennies, la manière dont nous avons atteint cette prospérité fait qu’elle a été acquise à un coût dévastateur pour la nature », résument les auteurs de ce rapport commandé par le gouvernement britannique et dirigé par l’économiste Partha Dasgupta, de l’Université Cambridge.

Ce rapport de 600 pages publié mardi insiste ainsi sur le fait que la croissance économique repose sur la dégradation de nos plus « précieux » actifs, tous liés à « l’environnement naturel ». Concrètement, tandis que le niveau de vie global de la population humaine (mesuré en produit national brut par habitant) a augmenté de façon continue sur la période qui va de 1992 à 2014, au point de doubler, le « capital naturel » par habitant a connu une chute de 40 % sur la même période.

Malgré les nombreux constats scientifiques qui ont mis en lumière cette dégradation dangereuse de la vie sur Terre, les scientifiques soulignent que les modèles économiques « continuent d’être construits sans que la nature apparaisse comme une entité essentielle de notre vie économique », notamment parce que « nous n’avons pas à payer pour les services de la biosphère ».

Le rapport évalue que les dépenses publiques annuelles mondiales en protection de l’environnement s’élèvent à moins de 70 milliards de dollars, alors que les investissements qui en favorisent la destruction (extraction de ressources fossiles et minières, agriculture intensive, etc.) dépasseraient les 4000 milliards de dollars.

https://www.ledevoir.com/societe/environnement/594477/notre-prosperite-a-un-cout-devastateur-pour-la-planete

 

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