Le parc de logements locatifs en mutation à Montréal

Pour qu’un propriétaire convertisse son petit immeuble locatif de quatre logements (plex), par exemple, en copropriété divise (chaque copropriétaire détient individuellement son logement et une fraction des espaces communs), il devra passer par le Tribunal administratif du logement, l’ancienne Régie du logement. À Montréal, il y a un moratoire en place visant à empêcher ce genre de conversion.

La conversion indivise (trois copropriétaires, par exemple, qui détiennent chacun un tiers de la totalité du triplex, ce qui correspond à un logement chacun), en revanche, n’est pas soumise aux mêmes rigueurs administratives, d’où l’intérêt de l’étude de la SCHL de connaître l’ampleur du phénomène.

Entre 2011 et 2019, environ 4000 unités locatives ont changé de vocation pour devenir des copropriétés indivises. Elles se concentrent dans les quartiers du Plateau-Mont-Royal, de Rosemont et d’Hochelaga-Maisonneuve. Dans ces secteurs, les unités touchées représentent moins de 2 % du parc locatif, mais leur nombre excède celui des nouveaux logements s’étant ajoutés au cours de la même période.

Les nouveaux logements se concentrent dans des tours de 100 logements et plus au centre-ville et dans Griffintown, principalement. Ces appartements commandent des loyers mensuels de près de 1500 $, environ 600 $ de plus que le loyer d’un logement de taille semblable dans un plex (immeuble de deux à cinq logements).
« Le choix pour les locataires n’est plus le même qu’auparavant, avance la SCHL. [Ses] observations laissent présager qu’il y a maintenant moins de logements pour les ménages de plus grande taille, mais plus pour ceux de taille plus petite. »

https://www.lapresse.ca/affaires/2021-02-11/le-parc-de-logements-locatifs-en-mutation-a-montreal.php

 

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