La COVID sur le long terme : les répercussions sociales des pandémies

De la peste de Justinien à l’épidémie de grippe de 1918 en passant par la peste noire, l’histoire regorge d’exemples de flambées infectieuses aux répercussions de long terme pour la société, qui ont redessiné la politique, bouleversé l’ordre établi et, dans certains cas, semé des troubles sociaux.

Pourquoi ? Il est notamment possible qu’une épidémie révèle ou aggrave des lignes de fracture préexistantes dans la société, telles que l’insuffisance des dispositifs de protection sociale, le manque de confiance dans les institutions ou le sentiment que la classe dirigeante est indifférente, incompétente ou corrompue.

Malgré les nombreux exemples, les données quantitatives établissant le lien entre épidémies et troubles sociaux sont rares et se limitent à des épisodes précis. De nouveaux travaux des services du FMI comblent cette lacune en mettant ce lien en évidence dans le monde entier au cours des dernières décennies.

Une récente étude des services du FMI utilise un « indice de l’agitation sociale relayée » (RSUI), qui se fonde sur la couverture médiatique des troubles sociaux. Cet indice donne une mesure mensuelle et cohérente des troubles sociaux dans 130 pays de 1985 à aujourd’hui.

En s’appuyant sur cet indice, les services du FMI constatent que les pays connaissant des épidémies plus fréquentes et plus graves enregistrent aussi en moyenne une agitation plus importante.

Si l’histoire se répète, des troubles sociaux pourraient réapparaître une fois que la pandémie s’estompe. Le risque est plus grand là où la crise met au jour ou exacerbe des problèmes préexistants tels que le manque de confiance dans les institutions, la mauvaise gouvernance, la pauvreté ou les inégalités.

https://www.imf.org/fr/News/Articles/2021/02/03/blog-covid-long-shadow-social-repercussions-of-pandemics

 

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