Déglobalisation, pourquoi c’est faux

Pour des raisons politiques et écologiques, la déglobalisation à le vent en poupe. Cependant, dire que le processus d’intégration par les échanges de marchandise est arrivé à maturité est une chose. Dire que l’intégration de l’économie mondiale est en recul en est une autre.

Vu sous l’angle du marché des capitaux, le contrôle du capital, l’intense activité en matière de fusions acquisition, même si elle est très volatile ne dément pas la puissance du mouvement d’internationalisation des entreprises, comme le montre l’évolution du nombre d’opérations transfrontalière à échelle mondiale ou celle du nombre de filiales européenne implantées hors Europe par exemple. Et la concentration croissante entre quelques géants (Blackrock, Vanguard etc.) consolide toujours plus l’emprise de la gouvernance actionnariale à échelle planétaire.

Vu sous l’angle des services maintenant, qu’observe-t-on ? Que la mondialisation se déplace. Avec le digital, la data est devenu le nouveau terrain où s’opère l’intégration du monde. Certains assimilent le moindre besoin de mobilité des hommes et des activités à un symptôme de déglobalisation.

C’est une erreur, car cette abolition des distances élargit les possibilités de mobilisation internationale du travail, accroissant encore davantage la pression concurrentielle. Car elle démultiplie aussi les possibilités de prestation de services à distance.

Bref, la globalisation change de nature. Elle parachève sa mue immatérielle créant un nouveau degré de complexité et d’interdépendance dont la sphère physique ne rend plus compte.

https://www.xerficanal.com/economie/emission/Olivier-Passet-Deglobalisation-pourquoi-c-est-faux_3749464.html

 

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