En 2020, la chute de la consommation a alimenté l’épargne, faisant progresser notamment les hauts patrimoines

En avril, la consommation des 10 % de ménages aux plus hauts revenus en 2019 était ainsi inférieure de 55 % à la « normale » (tendance pré-crise) alors qu’elle était inférieure d’environ 40 % à la « normale » pour les 30 % de ménages aux plus bas revenus. Pendant l’été, le rebond de la consommation a été plus marqué pour les ménages avec des faibles revenus, et au contraire moins prononcé pour ceux avec des hauts revenus.

De fait, au mois de juin, les 10 % de ménages aux plus hauts revenus ont été les seuls à ne pas retrouver (ou dépasser) des niveaux de consommations similaires à la « normale ».Pour tous les ménages, quel que soit leur niveau de revenu, le deuxième confinement a eu un impact beaucoup plus limité que le premier sur leur consommation.

La chute de la consommation lors des deux confinements a provoqué une hausse du patrimoine financier des ménages en 2020. En effet, les mesures de restrictions sanitaires, dont la fermeture des commerces « non essentiels » pendant les deux confinements, ont contraint les ménages à réduire leur consommation.

Leur épargne a dès lors mécaniquement augmenté puisque les revenus d’activité, de leur côté, ont nettement moins diminué (le taux d’épargne des ménages a ainsi atteint 21,3 % du revenu disponible des ménages en 2020 selon les comptes nationaux, après 14,9 % en 2019).

https://www.insee.fr/fr/statistiques/5232075?sommaire=5232077

 

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