« Un mètre carré d’immobilier tertiaire ultra-sécurisé coûte environ 20 % plus cher »

Ces dernières années, un glissement progressif vers la cybersécurité s’est effectué, avec un essaimage dans le civil. La multiplication des attaques informatiques, qui concernent toute structure hébergeant de la donnée, a fait prendre conscience aux entreprises privées comme aux collectivités locales que la menace était réelle et qu’il fallait agir en conséquence.

Il s’agit d’un sujet crucial de souveraineté nationale ! Pour rappel, la filière de la cybersécurité représente 4.160 emplois sur le territoire, ainsi que 76 entreprises privées qui emploient 3.280 personnes. L’armée n’est pas en reste puisqu’elle envisage la création de 800 postes supplémentaires d’ici à cinq ans. Au total, l’emploi salarié privé de la filière a augmenté de plus de 25 % au cours des deux dernières années, malgré (ou grâce) la crise sanitaire.

L’immobilier tertiaire ultra-sécurisé fait aujourd’hui l’objet d’investissements importants. Les réseaux internes de ces immeubles sont soumis à l’homologation de l’Ainsi [Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, NDLR] et les structures doivent répondre à un cahier des charges strict en matière de blindage des portes, de contrôle d’accès au bâtiment et de vitrage non translucide. Tous ces équipements entraînent un surcoût d’environ 20 % de l’enveloppe par mètre carré : c’est loin d’être accessible à tout le monde !

https://www.lesechos.fr/thema/immobilier-tertiaire-impact-covid/un-metre-carre-dimmobilier-tertiaire-ultra-securise-coute-environ-20-plus-cher-1300641

 

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