Assurance-vie : les pièges du millefeuille tarifaire

Attention toutefois aux frais, car l’assurance-vie les empile comme un millefeuille !

Dans ce cas de figure, vous cumulez les frais du support en unités de compte (le FCP, la Sicav ou le support financier choisis) et ceux du contrat d’assurance-vie lui-même. Le fonds Dorval Manageurs Small Cap Euro par exemple, un produit de petites valeurs françaises géré par Dorval AM, a généré une performance brute de 4,06% en 2020, selon le relevé émis par Generali. Mais l’assuré n’en a guère vu la couleur.

La société de gestion a en effet prélevé 2,47% de frais de gestion, faisant tomber la performance nette du support à 1,59%. A ce résultat, il faut encore ôter les frais de gestion du contrat, en moyenne de 0,85%. La performance finale pour le client n’est alors plus que de… 0,73%. Mais les fonds d’actions peuvent aussi générer de bonnes performances (+ 32,1% en 2017 ou + 18,7% en 2019, par exemple, pour le fonds Dorval précité).

La ponction tarifaire se fait alors beaucoup moins sentir. Elle est en revanche particulièrement douloureuse sur les produits prudents, moins rémunérateurs et qui sont aussi les plus souscrits.

Une solution radicale : opter pour des ETF (Exchange-Traded Fund). Ces fonds indiciels cotés se contentent de reproduire la performance d’un indice (les ETF grandes capitalisations françaises répliquent par exemple le CAC 40), mais à coût plus modeste, de l’ordre de 0,3% par an. « Attention, la plupart des contrats prévoient des frais de transaction sur ces supports, de l’ordre de 0,1% à l’achat, puis à la vente », précise Philippe Gourdelier, cofondateur du courtier web Patrimea.

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