Prévoir les taux d’intérêt est un art divinatoire : la preuve historique

Toutes les politiques monétaires sont d’ailleurs conçues autour de cette représentation. Cette idée selon laquelle il existerait, en sous-jacent de n
Je prendrai ici les cas français et américains depuis la fin du XIXe siècle.  D’abord, que si la moyenne de longue période devait donner une idée de la « normalité », nous n’avons presque jamais été à la moyenne en 150 ans. Entre 5 et 7 fois. Ensuite que les taux connaissent de très longues phases de hausse et de baisse qui s’étirent entre 20 et 30 ans.

Formant de grands cycles longs. Enfin, que les taux sont fortement corrélés entre les États-Unis et la France dans les phases de mondialisation. os économies, un bon taux d’intérêt, un taux naturel, qui aurait le pouvoir d’équilibrer la sphère réelle, le marché des fonds prêtables qui arbitre l’offre d’épargne et la demande d’investissement.

Avec le taux d’intérêt réel (retranché de l’inflation tendancielle sur les 5 années passées), la marge de fluctuation « normale » des taux d’intérêt réels se situe entre 0 et 5% en France comme aux États-Unis. Mais l’effet de grandes vagues, qui dépassent par leur durée le cycle des affaires, ne disparaît pas. Et la probabilité de se situer ou d’être rappelé par la moyenne de longue période est très faible.

Supposons que le taux d’intérêt, conformément aux modèles d’équilibre que mobilisent les banques centrales, soit régi principalement par le potentiel de croissance et l’inflation anticipée de sorte que le taux d’équilibre exerçant comme force de rappel soit égal à la croissance potentielle + l’inflation anticipée (que nous supposons ici égale à l’inflation tendancielle passée). Cela signifierait que le taux d’intérêt devrait être fortement corrélé avec la croissance nominale tendancielle. On en est loin…

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