Surenchères immobilières au québec : et si les offres d’achat étaient publiques ?

L’obligation qu’ont les courtiers immobiliers de ne pas divulguer le montant des offres d’achat concurrentes d’une propriété contribue à faire grimper les prix lors d’une surenchère, croient notamment un spécialiste, qui réclament par conséquent qu’on modifie la loi.

Actuellement, les courtiers que La Presse a consultés rapportent une surenchère moyenne de 50 000 $ de plus que le prix affiché dans la grande région de Montréal, avec des pointes à 120 000 $. L’article 96 du Règlement sur les conditions d’exercice d’une opération de courtage, sur la déontologie des courtiers et sur la publicité est sans équivoque : « Le courtier ou le dirigeant d’agence doit, lorsqu’un autre titulaire d’un permis collabore à la réalisation d’une transaction, lui révéler l’existence de toute proposition de transaction, qu’elle soit acceptée ou non ; il ne peut cependant lui en dévoiler le contenu. ».

Le professeur à HEC Montréal Amine Ouazad enseigne la théorie des enchères depuis des années. Les études sur le sujet démontrent clairement que la transparence lors des enchères fait baisser les revenus des vendeurs. Les recherches révèlent aussi que le prix demandé a un impact important sur le prix de vente final.

https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2021-04-12/surencheres-immobilieres/et-si-les-offres-d-achat-etaient-publiques.php

 

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