Où en sont les indicateurs sur les inégalités ?

Le ratio Palma, place la France dans une position intermédiaire, beaucoup plus égalitaire que les pays anglo-saxons, proche des pays d’Europe du Sud, mais plus inégalitaire que les pays du Nord. En dynamique, la tendance de fond est à un accroissement, par à-coups, des inégalités depuis plus de 20 ans. En 2018, le Palma affichait 1,14. Dit autrement, le dixième le plus aisé reçoit à lui seul 1,14 fois (ou 114%) ce que reçoivent les 40% les moins favorisés.

Au niveau patrimoine, les 1% les mieux dotés détiennent 16% de la masse totale du patrimoine brut, les 5% le tiers. En élargissant au 10% les plus fortunés c’est près de la moitié. Sur long terme, la tendance de fond à la réduction des inégalités s’est stoppée au milieu des années 80 et la part détenue par les hauts patrimoines a eu tendance à remonter jusqu’au début des années 2000 et s’est stabilisée depuis.

En 2013, les plus pauvres avaient 15 fois plus de risque d’habiter un logement surpeuplé que les plus aisés, rapport qui était d’à peine 7 en 1992. Les étudiants des grandes écoles ne sont que 9% à être issus de catégories socio-professionnelles défavorisées (enfants d’ouvriers ou parents sans activité professionnelle pour l’essentiel), alors qu’ils représentent 36% de leur classe d’âge.

A l’autre bout du spectre social, ceux dont les parents sont cadres, chefs d’entreprise, professions intellectuelles ou libérales représentent 64% des effectifs et 23% de leur classe d’âge. Chiffres qui montent à 68% pour les IEP et 72% pour les ENS.

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