Montréal encore « abordable », dit la Banque Nationale

Malgré une hausse de 16 % du prix des maisons depuis un an, le marché immobilier résidentiel est encore relativement « abordable » à Montréal, selon un rapport des économistes de la Banque Nationale publié mardi.

Pour les trois premiers mois de 2021, un Montréalais propriétaire typique consacrait 30 % de son revenu brut à son hypothèque (condos et maisons), soit la moyenne historique à Montréal depuis 2000. Le propriétaire d’une maison à Montréal, lui, y consacre 32 % du revenu brut — le seuil critique où on entre tranquillement dans la zone d’inabordabilité immobilière, selon les économistes de la Banque Nationale.

Attention : les taux d’intérêt n’aideront plus les Canadiens à contrer les effets immédiats de la hausse du prix des maisons sur leur portefeuille. « Les taux d’intérêt ont augmenté de 35 points de base (0,35 %) depuis février. Au prochain trimestre, l’abordabilité va se détériorer si le prix des maisons continue de monter », dit l’économiste Kyle Dahms.

Les Montréalais peuvent se consoler en se comparant avec les Torontois et les Vancouvérois, qui consacrent respectivement 56 % et 64 % de leurs revenus bruts à payer leur hypothèque. La moyenne canadienne est de 41 %, donc largement dans la zone d’inabordabilité. C’est beaucoup moins cher à Québec (21 %), Edmonton (22 %) et Calgary (23 %).

https://www.lapresse.ca/affaires/2021-05-04/prix-des-maisons/montreal-encore-abordable-dit-la-banque-nationale.php

 

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