Crédit immobilier : méfiez-vous de l’assurance perte d’emploi

La garantie perte d’emploi couvre l’acquéreur en CDI, uniquement en cas de chômage lié à un licenciement économique, et dans de strictes conditions d’application. C’est une assurance complémentaire qui n’est absolument pas obligatoire.

Les banques sont devenues beaucoup plus regardantes sur la situation professionnelle de leurs futurs emprunteurs. Cherchent-elles à mieux protéger leurs clients contre les aléas de la vie ? À se prémunir contre la hausse attendue des dépôts de bilan et avec elle, celle des impayés de salariés mis au chômage ? Et/ou à accroître leurs marges sur le crédit immobilier, un produit d’appel clé qui ne génère, concurrence oblige, que peu de revenus aux banques ?

Plusieurs directions régionales de certaines banques comme le Crédit Agricole et les Caisses d’Épargne, incitent et tentent d’imposer l’assurance perte d’emploi alors qu’elle n’a guère d’intérêt et offre une couverture extrêmement faible aux emprunteurs, s’insurge Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier Cafpi. On connaît bien cette pression commerciale qui consiste à dire si vous voulez votre crédit, il faut souscrire cette garantie…

Bien sûr, le client peut la refuser mais il s’expose alors à voir sa demande de prêt rejetée . « Cette opération est en réalité très maligne et rentable pour la banque car elle rend le client plus captif, explique Astrid Cousin. Il lui est plus difficile de trouver par la suite une offre équivalente à un tarif aussi compétitif et donc de faire jouer la délégation pour changer d’assurance ».

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