La coop de propriétaires serait-elle l’antidote à la spéculation immobilière au Québec ?

L’Idée est née en 2017. On s’est inspiré du modèle des fiducies foncières communautaires américaines, dont une des plus importantes est située à Burlington, au Vermont. Il y a 2000 coopératives d’habitations au Canada, plus de 1300 au Québec, mais toutes fonctionnaient selon le mode locatif.
Mais quelle est donc la différence entre être propriétaire d’un logement privé et de l’être en coopérative?

D’abord, on est usufruitier, ce qui est une définition plus restrictive de la propriété. La structure reste propriété de la coopérative. Si vous voulez modifier votre plancher, il faut consulter avant d’agir. Mais la différence est principalement au moment de l’achat et de la revente.
« Nous construisons au prix coûtant, donc nos prix sont de 25 % sous les prix du marché privé », résume Guillaume Brien, le grand instigateur de ce projet et directeur général de la Fédération des coopératives de l’Estrie.

C’est plus abordable, mais quand on part, on touche seulement 40 % de la plus-value. Les 60 % qui restent sont majoritairement placés dans une fondation sans but lucratif pour acquérir de nouvelles propriétés. « Le but est que ça reste toujours 25 % en bas du marché privé. C’est ça, le principe de garder l’abordabilité pérenne », ajoute Guillaume Brien.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1793940/coop-habitation-proprietaire-immobilier

 

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