Impôt sur la fortune immobilière : quels abattements pour un bien loué ou en indivision ?

Pour Stéphane Absolu, directeur associé chez Pyxis conseil, la première démarche que doit accomplir notre lectrice consiste à bien évaluer son patrimoine. “Il faut valoriser son bien à la valeur de marché, c’est-à-dire celle à laquelle le bien pourrait être vendu”, avertit le spécialiste.

C’est une fois la valorisation de votre bien déterminée que vous pouvez tenter de déprécier ce montant. La logique est alors de pouvoir justifier d’un facteur minorant cette valeur, comme la difficulté à revendre ce bien. Un abattement de 30% est ainsi prévu pour la résidence principale. La détention d’un bien en indivision est un autre motif de décote… mais seulement lorsqu’il rend effectivement la vente du bien plus compliquée. “Une indivision à six n’a pas le même degré de complexité qu’une indivision à deux”, note à ce titre Stéphane Absolu.

La logique est identique pour le propriétaire d’un bien loué qui souhaite pratiquer un abattement sur la valeur de son bien soumis à l’IFI. Une décote est là aussi possible, mais variable. “Le bien est-il loué nu ou meublé ? Quelle est la nature du bail ? S’agit-il d’un bail d’un an ou d’un bail 3-6-9 (bail commercial avec résiliation possible tous les trois ans, ndlr) ?”, interroge Stéphane Absolu. En fonction des réponses, la décote peut atteindre entre 15% et 40%.
A noter enfin que le cumul des décotes est possible, comme par exemple sur un bien détenu en indivision et loué. Mais une nouvelle fois, il faut pouvoir prouver la réalité économique de l’abattement appliqué, le cas échéant devant un juge.

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