La crise a gonflé le patrimoine financier des classes aisées

Pendant l’année 2020, faute de pouvoir dépenser leur argent, la plupart des ménages ont fait des économies. Les plus riches ont beaucoup plus épargné que les plus pauvres. En dix mois, les plus fortunés ont mis de côté au minimum ce qu’un smicard touche en sept mois de travail. Une analyse de Louis Maurin.
Entre février et décembre 2020, le seuil des 10 % des patrimoines financiers les plus hauts [1] (environ 116 000 euros) a grimpé de 8 400 euros et celui des 30 % les plus élevés a progressé de 4 300 euros. En dix mois, les plus fortunés ont mis de côté au minimum ce qu’un smicard touche en sept mois de travail. Au niveau du patrimoine médian (la moitié de la population possède moins, la moitié possède davantage), le gain est quatre fois moins élevé que celui des plus fortunés : 2 000 euros. Pour les 30 % au patrimoine le plus bas, le montant mis de côté tombe à 800 euros, et les 10 % les moins dotés ont réussi à grappiller au maximum 107 euros.

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