Cloud bancaire: les banques européennes avancent leurs pions

Les géants bancaires européens avancent à grand pas dans leurs stratégies de cloud. BNP Paribas​, lancé depuis 18 mois dans la construction de son propre cloud en partenariat avec IBM, vient de conclure une première phase: le groupe est parvenu dans les temps à construire son propre outil, et entre à présent dans une phase de test, avant de faire migrer une quarantaine de ses applications (sur 800) vers ce cloud privé d’ici à janvier.

Particularité affichée de ce projet: BNP Paribas, seul à contrôler l’accès à ce cloud, a placé une « couche de protection » censée mieux correspondre aux exigences réglementaires spécifiquement bancaires. Pour s’assurer de garder la main, la banque accueille les serveurs et les technologies d’IBM dans trois centres de données basés en France. Les « IBMeurs » seront en permanence secondés par des techniciens de la banque française. « L’idée est d’opérer ensemble notre cloud pour que nous puissions au besoin le gérer en autonomie », assure le DSI.

https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/cloud-bancaire-les-banques-europeennes-avancent-leurs-pions-1225373

Cloud bancaires

Immobilier: cette proposition choc pour booster la réduction d’impôt Pinel

Défiscaliser encore plus fortement les investissements Pinel… Si le logement en construction est écologique? C’est en tout cas l’une des propositions chocs mise sur la table par la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI). Leur objectif: relancer la construction de logements, un secteur qui n’a rarement été aussi en souffrance qu’en cette année 2020.

https://www.capital.fr/immobilier/immobilier-cette-proposition-choc-pour-booster-la-reduction-dimpot-pinel-1375590

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Déclin de la population mondiale: 8,8 milliards d’humains prévus en 2100

Dans une étude publiée dans The Lancet un nouveau monde se profile où les plus de 80 ans seraient six fois plus nombreux en Europe et en Asie, mais où les naissances continueraient d’exploser en Afrique subsaharienne. Un monde où les pays en déclin démographique devront rivaliser pour attirer une immigration africaine ou arabe et ainsi éviter l’effondrement de leur système économique.
Selon Christopher Murray, directeur du respecté Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) à Seattle, qui a mené cette étude publiée ce mercredi 15 juillet dans The Lancet, la Terre devrait porter 9,7 milliards d’habitants en 2050 et 10,9 milliards en 2100, contre 7,7 milliards actuellement. Mais la nouvelle étude remet en cause cette croissance continue au long du XXIe siècle.
Ce déclin sera lié en grande partie au développement de l’éducation des filles, et à l’accès à la contraception qui va faire baisser le taux de fécondité à 1,66 enfant par femme en 2100 contre 2,37 aujourd’hui, selon l’étude.
Ainsi, la Chine pourrait perdre près de la moitié de ses habitants (1,4 milliard aujourd’hui, 730 millions en 2100), avec un déclin du nombre de personnes en âge de travailler qui va « entraver » sa croissance économique. À l’opposé, l’Afrique subsaharienne pourrait voir tripler sa population (1 à 3 milliards), tirée notamment par le Nigeria (206 à 790 millions d’habitants), qui deviendrait en 2100 le deuxième pays le plus peuplé au monde derrière l’Inde mais devant la Chine.
Dans ce monde où la population en âge de travailler aurait diminué mais où les plus de 80 ans seraient six fois plus nombreux (141 à 866 millions), il faudrait « réévaluer la structure actuelle des systèmes d’aides sociales et des services de santé », insiste Christopher Murray.

https://www.la-croix.com/Monde/Declin-population-mondiale-88-milliards-dhumains-prevus-2100-2020-07-15-1201104968

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La crise sonne la fin du mythe des fintechs remplaçant les banques

Alors qu’on pouvait attendre que le confinement propulse leur offre 100% mobile à des prix imbattables, la crise pandémique a été sévère avec beaucoup de fintechs. Particulièrement avec celles qui concurrencent directement les banques, ces néo-banques qui pour beaucoup, comme Monzo, dont la capitalisation s’est effondrée de 40%, ont dû avoir recours au chômage partiel. En France, la crise a précipité la fermeture de Morning, de Ditto, de C-Zam…
Mais la crise, en l’occurrence, n’a fait que souligner dans bien des cas le caractère intenable d’un business model qui conduit nombre de nouveaux acteurs à proposer, très loin de la forte innovation attendue, pratiquement la même chose que les banques.

https://bfmbusiness.bfmtv.com/experts/la-crise-sonne-la-fin-du-mythe-des-fintechs-remplacant-les-banques-1947906.html

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La Banque populaire de Chine dévoile sa monnaie numérique souveraine

Les premiers tests de cette monnaie numérique souveraine ont été annoncés officiellement le 8 juillet par le géant du VTC chinois Didi Chuxing et la Banque centrale du pays. Didi Chuxing va donc tester pour la première fois l’utilisation d’une monnaie virtuelle créée par le gouvernement chinois.
Il convient de préciser que dans le cas de la Suède comme de la Chine, il ne s’agit pas d’une cryptomonnaie décentralisée comme le Bitcoin. Au contraire, cette monnaie est émise de manière traditionnelle par la banque centrale, sous forme purement numérique.
Didi Chuxing travaille pour le développement de cette monnaie numérique avec une entité dédiée: le Digital Currency Research Institute. L’objectif est de s’assurer du bon fonctionnement de ce yuan numérique, officiellement connu sous l’acronyme DC/EP (pour Digital Currency Electronic Payment). Les 550 millions d’utilisateurs de Didi pourront donc tester cette monnaie numérique en avant-première.

https://siecledigital.fr/2020/07/09/la-banque-populaire-de-chine-devoile-sa-monnaie-numerique-souveraine/

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Les robots-conseillers profitent de la COVID-19

Dans un communiqué, la firme d’analyse de données britannique relève en effet que les services fournis par des robots-conseillers augmentent dans toutes les tranches d’âge. Aux États-Unis, le nombre de baby-boomers utilisant ce type de prestations est ainsi passé de 7,2 % en 2019 à 7,8 % cette année. À l’autre extrémité du spectre d’âge, les membres de la génération Z (nés entre la fin des années 1990 et la fin des années 2000, approximativement) se convertissent aussi à cette pratique: alors qu’ils n’étaient que 13, 6 % à y avoir recours en 2019, cette proportion atteint 16,4 % cette année.
Conclusion de GlobalData, « l’appétit pour les plateformes d’investissement numériques est clairement en hausse ».

https://www.conseiller.ca/produits/placement/les-robots-conseillers-profitent-de-la-pandemie/

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Seize banques annoncent une grande innovation pour 2022

« Aujourd’hui, un groupe de 16 grandes banques européennes de cinq pays (Allemagne, Belgique, Espagne, France et Pays-Bas) a ouvert la voie au futur lancement d’EPI, l’initiative européenne des paiements », écrivent ces établissements. Parmi eux figurent les six principales banques françaises, dont BNP Paribas (maison-mère de BNP Paribas Fortis), mais aussi la néerlandaise ING, active en Belgique, ou la belge KBC.
Leur objectif? « Créer une solution de paiement paneuropéenne unifiée s’appuyant sur les paiements instantanés (…), proposant une carte bancaire aux consommateurs et commerçants à travers l’Europe, un portefeuille numérique et des solutions » de paiement entre particuliers (P2P) utilisables partout en Europe, détaillent les acteurs de ce projet. « La grande innovation, ce sera de permettre de régler quelqu’un partout en Europe, sept jours sur sept, de manière instantanée avec par exemple le numéro de téléphone portable du bénéficiaire », explique Thierry Laborde, directeur général adjoint du groupe BNP Paribas.

Un système de paiement instantané et unifié pour toute l’Europe. C’est le pari de 16 banques issues de cinq pays de l’UE : la France, la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne et les Pays-Bas. Elles promettent son lancement en 2022 et espèrent bien, provoquer une petite révolution numérique dans une zone géographique où la moitié des achats se paient encore en espèces.

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Retraite: et si votre compte épargne temps vous permettait de partir plus tôt

Votre compte épargne temps (CET) peut vous permettre de cesser progressivement votre activité ou de compléter votre rémunération. Dans une proposition de loi déposée à l’Assemblée, le député Les Républicains de l’Aisne, Julien Dive, propose que cet outil permette aussi d’acquérir des trimestres pour sa retraite. Le texte de la proposition de loi précise que les salariés et les fonctionnaires pourraient valider un trimestre supplémentaire pour leur retraite lorsqu’ils auront accumulé 65 jours sur leur CET.

https://www.capital.fr/votre-retraite/retraite-et-si-votre-compte-epargne-temps-vous-permettait-de-partir-plus-tot-1374225

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Pour la première fois, une banque va déployer une carte bancaire sans code partout en France

La BNP Paribas doit lancer cet automne une carte biométrique en France, soit un outil qui utilise l’empreinte digitale au lieu du code confidentiel pour fonctionner, révèle ce mercredi 24 juin Le Parisien. Le réseau bancaire sera le premier en France à déployer cette innovation technologique à grande échelle. Pour le moment l’établissement n’a pas dévoilé le tarif annuel de sa future carte, mais on sait qu’elle devrait être proposée aux détenteurs d’une carte Premier ou Gold.

https://www.capital.fr/entreprises-marches/pour-la-premiere-fois-une-banque-va-deployer-une-carte-bancaire-sans-code-partout-en-france-1373563

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Les banques italiennes disent oui à un euro numérique

Le comité exécutif de l’Association bancaire italienne (ABI) a approuvé dix critères pour une monnaie numérique de banque centrale (CBDC), ce qui rapproche l’Italie d’un accord de principe sur le lancement éventuel de l’euro numérique.
L’ABI a déclaré que la Banque centrale européenne (BCE), qui n’a pas encore commenté l’annonce, serait chargée du projet d’euro numérique. Toutefois, l’ABI semble vouloir poursuivre le déploiement et a proposé son aide pour un projet pilote. L’annonce précise que l’association a mis en place un groupe de travail l’année dernière. Son objectif, selon l’ABI, est d’explorer l’application des pièces numériques et des cryptoactifs.

https://fr.cryptonews.com/news/italian-banking-association-approves-criteria-for-digital-eu-6800.htm

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Les précisions de la prime manifestement exagérées renvoyées aux réflexions sur la réserve héréditaire

Deux limites ont toutefois été posées par la Cour de cassation et le législateur. Aux termes de la première, le contrat peut être requalifié en libéralité. Certaines circonstances remettent en effet en cause l’aléa et révèlent « la volonté du souscripteur de se dépouiller irrévocablement » (Cass. ch. mixte, 21 déc. 2007). La deuxième limite, résultant de l’article L. 132-13 du code des assurances, tient au caractère « manifestement exagéré des primes » eu égard aux facultés du contractant. La jurisprudence offre quelques illustrations de ce caractère « manifestement exagéré » des primes. Il a par exemple été jugé que le dépassement de la quotité disponible ne caractérisait pas le franchissement de ce seuil de l’exagération manifeste des primes (Cass. civ. 2ème, 4 juill. 2007) et qu’une prime d’un montant global de 228 844 euros ne revêtait pas un caractère manifestement exagéré dès lors que le souscripteur venait de recevoir une somme de 313 151 euros dans le cadre de la liquidation de la communauté (Cass. civ. 2e, 4 juill. 2007, n° 06-14.048). L’âge, la situation patrimoniale et familiale du souscripteur, sont des critères retenus par la jurisprudence pour juger du caractère manifestement exagéré ou non des primes. L’édiction de critères d’appréciation du caractère exagéré des primes, tout comme de critères permettant d’identifier les assurances-vie constitutives de libéralités, doit s’insérer dans le cadre d’une réflexion plus large sur la réserve héréditaire. Un groupe de travail a rendu un important rapport sur ce sujet à la Garde des sceaux, ministre de la justice, le 13 septembre 2019, ouvrant de nombreuses pistes de réflexion. Les questions relatives à l’assurance-vie font partie des thèmes abordés.
Question écrite n° 15361 publiée dans le JO Sénat du 18/06/2020

http://www.senat.fr/questions/base/2020/qSEQ200415361.html

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La Banque de Thaïlande lance son pilote de crypto souveraine

Mais tandis que les plans chinois ont été dévoilés par des sources officieuses, la Bank of Thailand annoncer la nouvelle de la façon la plus officielle qui soit via un communiqué de presse publié sur son site Internet. Dans celui-ci, on apprend qu’une phase de test va démarrer avec une grande entreprise thaïlandaise. Plus particulièrement avec la Siam Cement Public Company Limited. Cette société est la plus grosse entreprise spécialisée dans les matériaux de construction de toute l’Asie du Sud-Est. Le système de paiement basé sur la crypto monnaie de la banque centrale de Thaïlande sera utilisé entre la Siam Cement Company et ses fournisseurs.
L’initiative crypto de la banque centrale de Thaïlande a été baptisée projet Inthanon. Le système de paiements corporate décrit ci-dessus a été développé en collaboration avec Digital Ventures Company Limited. Cependant, Inthanon est actif sur plusieurs fronts à la fois.

https://bitcoinmatin.fr/2020/06/19/la-banque-de-thailande-lance-son-pilote-de-crypto-souveraine/

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Et si la France faisait flamber les prix pour rembourser la dette ?

A la différence d’un ménage, un pays lourdement endetté dispose d’une solution « joker » pour alléger ses remboursements: l’inflation. Faire flamber les prix et les salaires, comme la France l’a fait durant l’après-guerre, serait-il une solution miracle? « S’il y a beaucoup d’inflation, la dette perd de la valeur, reconnaît Marion Amiot, économiste, spécialiste du suivi de conjoncture et membre du think tank BSI Economics. En théorie, cette piste est donc possible. » Et même mécanique. Exemple dans les années 70 et 80, lorsqu’une inflation à deux chiffres a permis à nombre de Français de rembourser leur emprunt immobilier en monnaie de singe et de gonfler leur pouvoir d’achat. L’État, qui se désendette à bon prix, y gagne aussi.
« Dans la réalité, nous ne sommes pas dans un environnement favorable à l’inflation, poursuit l’économiste. Après la crise sanitaire et économique que nous traversons, il est peu probable que les entreprises augmentent les salaires et donc, si les prix augmentaient, les ménages ne pourraient pas suivre et la consommation baisserait. »
« En fait, si demain nous voulions faire de l’inflation, nous ne saurions pas comment faire, estime Anne-Sophie Alsif, chef économiste au Bureau d’information et des prévisions économiques (BIPE), également membre du think tank BSI Economics. »
« Aujourd’hui, l’existence de prix mondiaux et non plus domestiques rend plus difficile une augmentation des prix, décrypte Anne-Sophie Alsif. Ensuite, pour ce qui est des hausses de salaires, le nombre réduit de personnes syndicalisées, et des combats sur les rémunérations qui vont avec, ainsi que le rôle prépondérant de la technologie – il est plus difficile de réclamer une promotion si on peut-être remplacé par une machine – limitent les possibilités de faire de l’inflation. »

https://www.leparisien.fr/economie/et-si-la-france-faisait-flamber-les-prix-pour-rembourser-la-dette-10-06-2020-8332716.php

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La fin du paiement cash: « Les banques centrales planchent aussi sur leur « e-monnaie » »

D’après la Banque des règlements internationaux, 80 % des instituts monétaires réfléchissent à un projet de monnaie numérique. L’enjeu est autant de contrer l’émergence des cryptomonnaies que d’accompagner la disparition du cash.
Dans les économies avancées, il s’agit plutôt de coller à l’évolution des usages, comme la disparition du cash: la Suède, par exemple, développe une « e-couronne » susceptible de remplacer les pièces et billets. Mais l’enjeu est aussi « de ne pas prendre de retard sur l’innovation et de continuer à la soutenir, tout en assurant la sécurité des règlements », ajoutent Mmes Aufauvre et Fasquelle.
En arrière-plan, une guerre d’influence géopolitique se dessine également, ajoute-t-elle. Depuis avril, la Chine expérimente ainsi un yuan digital dans quatre villes, et espère élargir l’expérience en 2022. « Son émergence pourrait défier la suprématie du dollar dans les systèmes de paiement internationaux », détaille Mme Kumar (spécialiste du sujet à Harvard).

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/06/07/la-fin-du-paiement-cash-les-banques-centrales-planchent-aussi-sur-leur-e-monnaie_6042070_3234.html

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Un complexe immobilier de 2 km de haut en forme de pyramide au Japon ?

En effet, ils ont imaginé une pyramide d’habitation de 2000 m de haut… Une idée de Shimizu Corporation pour désengorger le centre-ville de Tokyo! Shimizu Corporation est l’une des plus importantes entreprises de BTP du Japon. Ils ont imaginé un concept qui réunit 55 pyramides reliées les unes aux autres. 55 flèches visant le ciel sur une surface de 88 km² seulement. Ces pyramides gigantesques pourraient accueillir entre 750 000 et 1 millions d’habitants sur cette toute petite surface.
Ce complexe n’est pour le moment qu’à l’état de projet car il faut d’abord résoudre les problèmes de déplacement à l’intérieur de celui-ci… Imaginez les ascenseurs hors normes qu’il faudra installer, et les immenses passerelles motorisées qui relieront les pyramides les unes aux autres. La construction serait également si lourde qu’aucun matériau conventionnel ne peut être utilisé avec les technologies actuelles. Date prévue? 2110!

https://www.neozone.org/art-2/japon-un-complexe-immobilier-a-la-blade-runner-pour-accueillir-1-million-dhabitants-a-tokyo-pharaonique/

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C’est l’Allemagne qui surmontera mieux les temps difficiles

L’Allemagne dispose ici d’un atout majeur. Les services en « premières lignes » de la crise, commerce, transport, hébergement-restauration, art, spectacles, activités récréatives et autres services aux ménages c’est juste 20% de la valeur ajoutée totale générée par l’ensemble des branches d’activité en Allemagne. C’est comparable à la France qui est à un peu moins de 21% ou le Royaume-Uni à 21,2%. Mais c’est près de 26% en Italie et même 28,5% en Espagne. En regardant de plus près ces services, c’est le poids du tourisme qui est le plus gros handicap.
C’est donc le poids et la puissance industrielle qui feront la différence en sortie de crise. Et dans ce domaine, l’Allemagne est moins pénalisée que ses voisins. Elle bénéficie en plus d’un double atout: moins confinée que ses partenaires, l’industrie outre-Rhin a pu repartir plus tôt que ses concurrentes. Ensuite, l’automobile allemande, qui était en souffrance avec une demande mondiale en perte de vitesse pourrait tirer parti d’un renversement de tendance lié à la défiance envers les transports en commun.
De plus, le travail temporaire y est ensuite moins développé. Or c’est dans cette catégorie que les dégâts sur l’emploi sont les importantes: la part des CDD dans l’emploi total est de 9,3% outre-Rhin et seul le Royaume-Uni est en-dessous.
Enfin, au niveau des aides budgétaires, en comptabilisant, les dépenses directes et les garanties bancaires, les mesures prises dans le cadre du Covid-19 représentent une enveloppe de plus de 1 100 milliards d’euros en Allemagne. Elle est deux fois plus importante que celle de l’Italie, trois fois plus que celle de la France, 8,5 fois celle de l’Espagne.

https://www.xerficanal.com/economie/emission/Alexandre-Mirlicourtois-C-est-l-Allemagne-qui-surmontera-mieux-les-temps-difficiles_3748668.html

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Enquête Xerfi de mai: les dirigeants d’entreprises moins catastrophistes

A ce stade, c’est essentiellement le volant des 1,2 millions d’emplois en CDD courts ou en mission d’intérim de moins de 3 mois qui a donc encaissé le choc. La destruction de, 453 000 emplois salariés observée dans la sphère marchande provient presque exclusivement de l’arrivée à échéances de ces contrats.
Le déconfinement du 11 mai agit comme un catalyseur, certainement renforcé par l’éloignement du spectre d’une deuxième vague et stimulé par les annonces gouvernementales d’une nouvelle couche de soutien aux entreprises les plus impactées par les restrictions sanitaires. Désormais une entreprise sur deux estime revenir à ses pleines capacités de production dès septembre et 72% d’ici la fin de 2020 (contre 40% lors de la première enquête). Au premier trimestre 2021, près de 17% des entreprises estiment ne pas renouer avec un niveau normal de production (au lieu de 50% en moyenne lors de la précédente enquête).
Ce déplacement spectaculaire de la courbe révèle-t-il un rebond des anticipations susceptible de placer l’économie sur une trajectoire de reprise beaucoup plus favorable? Il est bien sûr rassurant de constater qu’une majorité d’entreprise espère effacer l’impact de la crise d’ici la fin de l’année. Mais l’absence de synchronisation forte qui sous-tend ces réponses continue à valider l’hypothèse d’un rétablissement partiel et incomplet de l’économie à moyen terme.

https://www.xerficanal.com/economie/emission/Olivier-Passet-Enquete-Xerfi-de-mai-les-dirigeants-d-entreprises-moins-catastrophistes_3748635.html

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Exonération Dutreil: nouvelle demande de précisions concernant les arbitrages en présence d’une société interposée

Le Sénateur de l’Hérault vient d’interroger le Gouvernement en matière d’engagement Dutreil, relativement à l’apport de titres de la société opérationnelle par une société interposée après la transmission à la lumière de la règle selon laquelle le périmètre des participations doit rester inchangé pendant toute la durée des engagements.
« Aussi, il lui demande de bien vouloir lui confirmer que l’abattement n’est pas remis en cause lorsque la société interposée, après que ses titres aient été donnés ou transmis par succession, apporte, à titre pur et simple, les titres de sa filiale à une autre société, signataire de l’engagement collectif en tant qu’associée de la filiale, cet apport étant réalisé pendant la durée de l’engagement collectif et la société interposée ainsi que la société associée s’engageant à conserver les titres apportés et reçus jusqu’au terme des engagements collectif et individuel. »

http://www.fiscalonline.com/Exoneration-Dutreil-nouvelle-demande-de-precisions-concernant-les-arbitrages-en.html

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Comment le télétravail va transformer l’immobilier

Quelle organisation pour l’agence immobilière si elle fait face à une demande forte de télétravail de ses collaborateurs et aussi du dirigeant? Hervé Parent, Property Business Accelerator, fait le point.

J’ai lu les premières études sur l’impact du télétravail sur l’immobilier en 1995. A l’époque, les conseils en immobilier d’entreprises voyaient arriver l’Internet et la possibilité de travailler ailleurs qu’au bureau et, en conséquence, s’interrogeaient sur la baisse de la demande de mètres carrés et sur celle des prix.
Il ne s’est rien passé pendant 25 ans. Jusqu’au 6 mai 2020, le jour où le DRH du Groupe PSA a annoncé que le télétravail devenait définitivement la règle pour 80.000 personnes qui viendront au bureau un seul jour par semaine, pour maintenir le lien social. Entretemps, la fibre est arrivée, les entreprises ont mis leurs données dans le Cloud, les PC ont gagné en puissance et nous avons appris à nous en servir. Puis, brutalement, un méchant virus a obligé 15 millions de personnes à télétravailler pendant deux mois. Entreprises et employés ont vu que c’était possible, ont compris l’intérêt et y ont pris goût. 73% des français qui ont travaillé à domicile souhaite continuer après la crise (source Humanis).
Les points clés pour lesquels j’anticipe une évolution majeure sont la relation clients; le type de biens et leur emplacement; l’organisation de l’agence et les compétences à maîtriser. Après l’expérience du télétravail pendant le confinement, les français ont exprimé deux souhaits forts: avoir une pièce dédiée et un espace extérieur. Quand on passe toute la journée à la maison, cela parait plein de bon sens.

https://www.journaldelagence.com/1181391-comment-le-teletravail-va-transformer-limmobilier

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La Banque centrale européenne n’est pas encore prête à lancer sa propre monnaie numérique

La BCE estime qu’aucun « business case » ne justifie pour l’instant le lancement de sa propre monnaie numérique. Mais cela ne l’empêche pas d’explorer cette piste qui pourrait s’avérer prometteuse. La preuve: certaines banques centrales nationales ont déjà lancé leurs propres projets pilotes.
Même si ces projets semblent politiquement plus acceptables que des monnaies privées, ils posent sensiblement les mêmes questions juridiques. Le G7 a d’ailleurs rendu un rapport à ce sujet où il note que les questions du blanchiment d’argent et le financement d’activités terroristes doivent être réglée en priorité. « Il est de notre devoir de veiller à ce que les nouveaux risques liés aux cryptomonnaies soient traités de manière adéquate », a déclaré le président du Groupe d’action financière, Xiangmin Liu.

https://www.usine-digitale.fr/article/la-banque-centrale-europeenne-n-est-pas-encore-prete-a-lancer-sa-propre-monnaie-numerique.N963106

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